Le cryptage à clé symétrique est l’équivalent numérique de deux généraux spartiates se mettant d’accord sur un signal secret avant une bataille. La règle est simple : les deux parties doivent posséder exactement la même clé pour envoyer et recevoir des informations en toute sécurité.
Dans ce modèle, un ordinateur utilise un code secret partagé pour chiffrer un paquet de données avant qu’il ne transite sur un réseau. L’ordinateur destinataire utilise cette même clé pour déchiffrer le message. Si vous ne savez pas quels ordinateurs communiqueront entre eux, vous ne pouvez pas installer la clé. Cela repose entièrement sur la confiance et un accord préalable.
Pensez-y comme à un chiffre d’enfance. Vous dites à un ami de confiance que chaque lettre d’un message doit être décalée de deux places dans l’alphabet. “A” devient “C”. “B” devient “D”. L’ami reçoit le texte brouillé et le décode instantanément. Pour quiconque regarde par-dessus votre épaule, le message n’est qu’un charabia.
Les ordinateurs le font aussi, mais les clés sont nettement plus longues et plus complexes. Le premier algorithme majeur développé à cet effet aux États-Unis a été le Data Encryption Standard (DES). Approuvé dans les années 1970, DES utilise une clé de 56 bits.
Pourquoi DES a échoué et AES a pris le relais
La rapidité compte en matière de sécurité. Les ordinateurs sont devenus exponentiellement plus rapides depuis les années 1970, rendant le DES obsolète. Une clé de 56 bits offre environ 70 quadrillions de combinaisons possibles. Cela semble beaucoup jusqu’à ce que vous réalisiez que le matériel moderne peut forcer ces combinaisons en peu de temps.
DES a été remplacé par Advanced Encryption Standard (AES). Cette norme utilise des clés de 128, 192 ou 256 bits. La plupart des experts estiment qu’AES restera sécurisé pendant longtemps. Considérons une clé de 128 bits. Il prend en charge plus de 300 combinaisons non-illions. Un forçage brutal qui prendrait plus de temps que l’âge de l’univers avec la technologie actuelle.
L’histoire des chiffres de substitution
Ce concept n’est pas nouveau. Jules César a utilisé une technique de substitution similaire pour les communications militaires. Il a déplacé les lettres de trois positions vers le haut de l’alphabet. Pour envoyer « CROSSING THE RUBICON », il a écrit « FURVV LQJWK HUXEL FRQ ».
Il a également divisé le texte en groupes égaux de lettres. Cela rendait la taille de chaque mot moins évidente pour les intercepteurs. Le principe reste le même aujourd’hui. Vous avez besoin d’un secret partagé pour garder les absurdités, enfin, absurdes pour tout le monde sauf pour le destinataire prévu.


















